La valeur attribuée par le capitalisme à nos activités et nos savoir-faire selon ses propres critères de profit ne doit plus définir la qualité de nos existences. Une minorité possédante accapare l’essentiel de nos moyens de production, met au travail le reste de la population et engrange le fruit de sa production, tout en détruisant la planète. Il est temps de changer de système.

Le plan directeur cantonal prévoit un canton de 94O’OOO habitandes à l’échéance 2O3O. La politique économique et fiscale poursuit cet objectif et cherche en permanence à accroître le nombre d’entreprises et d’emplois. Cette politique est contradictoire avec la prise en compte de l’urgence climatique. Nous voulons que ce dogme de la croissance soit remis en cause, que l’organisation et l’utilisation du territoire soit débattue et décidée démocratiquement par l’ensemble des personnes qui l’habitent. Nous voulons également que le droit au logement soit reconnu.

Malgré un renouveau puissant des mouvements féministes en Suisse manifesté, notamment, par la grève féministe de 2O19, la pandémie est venue creuser les inégalités existantes, faisant reculer des années de progrès et retardant d’une génération le moment où l’égalité des genres pourrait être atteinte. Mener une politique cantonale vigoureuse en faveur de l’égalité et contre les discriminations de genres est une nécessité.

La Suisse et le canton de Vaud sont impliqués dans une exploitation néo-coloniale du Sud global. Les intérêts financiers, source principale des conflits et de la précarité dans le monde, sont accueillis à bras ouverts. Cette implication mondiale n’empêche pas un racisme au quotidien. Nous revendiquons une politique cantonale antiraciste décoloniale et solidaire.

Quand montent les revendications, les gouvernements ont tendance à réagir en renforçant les pouvoirs exécutifs face aux législatifs, les pouvoirs centraux face aux locaux, et de manière générale à recourir à l’autoritarisme et à la répression. Ne laissons rien passer !

La démocratie qui fait la fierté de ce pays reste très incomplète. Pendant tout le temps qu’elle passe au travail, la majorité de la population ne bénéficie pas de droits démocratiques. Toutes les personnes qui vivent ici sans passeport à croix blanche en sont privées.

Voici deux ans que la crise COVID bouleverse nos vies, nos relations et notre quotidien professionnel. Que nous dit-elle sur la société dans laquelle nous vivons ?

Durant la législature, notre groupe au Grand Conseil a porté de très nombreuses propositions en faveur de la transition écologique, de la justice fiscale, pour les droits des personnes migrantes, etc. Nos interventions ont également relayé des mobilisations de salariéxes, de la grève féministe et du climat, des associations de défense des locataires ou encore de personnes en situation de handicap.

Victoire au Grand Conseil ! Une initiative d’Ensemble à gauche pour faciliter l’accès aux droits politiques des immigré-e-s au plan communal a été acceptée à une courte majorité. Les droits politiques communaux seraient obtenus après 5 ans de résidence en Suisse et une année dans le canton, contre respectivement 10 et 3 ans aujourd’hui. Comme il s’agit d’une modification de la Constitution, elle devra encore faire l’objet d’une votation populaire.

Notre députée au Grand Conseil a questionné le Conseil d’État sur ses directives de surveillance et de mise en écoute téléphonique préventive des militant-e-s politiques actifs-ves dans les mouvements sociaux.