Non à la xénophobie, non à la loi sur la chasse qui risquerait de faire disparaitre encore plus d’espèces, non au piège des déductions fiscales, oui au congé paternité bien qu’il soit loin des revendications d’un vrai congé parental et non aux avions militaires superflus.

La crise sanitaire aura eu le mérite de nous rappeler qu’il y a des métiers indispensables et d’autres qui le sont moins. Des métiers majoritairement féminins ont montré qu’ils étaient essentiels à la bonne marche de la société.

Tout s’arrête. Et après? On repart ou on réfléchit? Le monde s’est mis en suspens. Arrêté, son équilibre vacille. S’il ne tombait pas jusqu’alors, c’est qu’il avançait à marche forcée, brûlant les dernières énergies fossiles, surexploitant la planète et creusant les inégalités. Comment se remettra-t-il en marche?

La lutte contre le COVID-19 a justifié de conférer des pouvoirs extraordinaires aux autorités, mais elle a aussi mis hors fonction, pour des raisons sanitaires, tous les contrepoids aux exécutifs. Nul ne sait combien de temps cette situation va durer, mais il est à craindre qu’elle se prolonge plusieurs mois.

Nous pensons dès lors qu’il est nécessaire de rétablir les institutions démocratiques dans toute la mesure du possible, notamment en trouvant des solutions pour que les conseils communaux assument leurs fonctions.