Un spectre hante certain·es conseiller·ères d’État PLR: la décroissance. Et iels le font savoir, profitant de leur tribune médiatique pour discréditer ce mouvement, détournant ainsi le regard sur l’énorme responsabilité de leur système économique dans la crise.

C’est une erreur de croire que dans quelques semaines, tout va redémarrer comme avant. La crise va durer quelques mois, et il n’est pas sain de la gérer uniquement avec des mesures d’urgence et les pleins pouvoirs aux exécutifs.

Les indépendant·es font partie des oublié·es de cette crise, ils sont pourtant plus de 58’000 dans notre canton. Les mesures annoncées le mercredi 18 mars 2020 par le Conseil d’Etat vaudois sont insuffisantes.

Tout le monde en parle, des mesures ont été prises, mais de nombreuses questions subsistent sur la crise associée à la propagation du coronavirus covid-19. Malgré le fait que ce sont les liens sociaux qui animent notre vie, ils seront mis entre parenthèses ces prochaines semaines.

Une campagne sans moyens, sans personnalisation, uniquement sur des idées pour un excellent résultat de la Grève du climat. Mais, une dispendieuse campagne des milieux qui avaient à y perdre pour convaincre les votantes et votants de Suisse d’aller contre leurs intérêts de locataires. Enfin, un signal extrêmement fort contre l’homophobie, une porte qui s’ouvre vers plus de tolérance.

Ce mercredi 13 novembre 2019, le Tribunal de police de Vevey a rendu son verdict sur les accusations portées par une «majorité» de la Municipalité de Vevey contre Michel Agnant et Jérôme Christen. Jugés coupables de bonnes intentions, les deux municipaux ont été condamnés à une peine symbolique de 10 jours-amendes avec sursis. Restent les considérables dégâts causés par cette procédure injustifiée et la souffrance au travail du personnel communal. Les responsables assumeront-ils ?

Au printemps 2018, la Commission de gestion de la commune de Vevey présentait son rapport pour l’année 2017. Celui-ci rendait publics nombre de faits concernant l’affaire Girardin et mettait en évidence le peu d’empressement de la majorité municipale à traiter cette affaire. S’en est suivie une enquête administrative contre le Président de la Commission de gestion ouverte par le Préfet. Nous contestons cette procédure et demandons que le Conseil d’Etat ouvre une enquête administrative sur les pratiques de M. le Préfet.

Ce mardi 28 mai 2019, le Grand Conseil vaudois a décidé de classer, par 71 voix contre 69, l’initiative déposée au Grand Conseil par notre député Yvan Luccarini. Celle-ci proposait une nouvelle loi pour orienter l’action publique face à la crise climatique. Elle fixait notamment, sur le plan cantonal, des objectifs impératifs et des actions concrètes en matière d’écologie et de lutte contre le changement climatique. Une heure trente de débat aura suffi pour constater que la majorité du parlement vaudois préfère multiplier les résolutions non contraignantes et s’en gargariser dans les médias, que passer réellement à l’action. L’intensification de l’action citoyenne dans le cadre des mobilisations pour le climat est donc plus importante que jamais.

Le 29 avril 2019, le Ministère public du Canton de Vaud a rendu une «Ordonnance de non-entrée en matière» en ce qui concerne la dénonciation pour violation du secret de fonction de Gilles Perfetta, président de la commission de gestion de la commune de Vevey pour l’année, par le préfet du district Riviera-Pays-d’Enhaut.

Cette ordonnance confirme ce que nous avons toujours dit, soit que la commission de gestion avait fait son devoir du mieux qu’elle le pouvait, et que la sanctionner pour cela serait un déni de justice. Nous nous en réjouissons évidemment.

Une motion a été déposée par notre député Yvan Luccarini ce mardi 11 décembre au Grand-Conseil. Elle est co-signée par les deux autres députés veveysans qui partagent nos préoccupations. Si le bureau du Grand Conseil le veut bien, elle sera développée à la tribune mardi prochain en demandant un renvoi immédiat au Conseil d’Etat. Elle propose de combler une lacune de la Loi sur les communes par l’ajout d’une disposition prévoyant explicitement la possibilité de suspendre la rémunération d’une élue ou d’un élu suspendu·e de ses fonctions.

En 2007-2008, l’«affaire Doriot» à Montreux avait mis en évidence les failles de la loi sur les communes, puisque la procédure de révocation prévue par la loi n’avait pas pu être appliquée. La révision de cette loi en 2012 a corrigé le tir en introduisant à l’article 139b une procédure de suspension, qui permet d’écarter de la gestion des affaires publiques l’élu·e incriminé·e jusqu’à ce qu’une décision de justice l’innocente ou au contraire autorise le déclenchement de la procédure de révocation.

La loi révisée a été pour la première fois mise en oeuvre dans le cadre de l’«affaire Girardin» à Vevey et a permis de suspendre cet élu de ses fonctions. Dans l’esprit de la révision de 2012, il semblait évident que la suspension de la rémunération pouvait, voire devait, accompagner la suspension de fonction. Aucune disposition légale explicite ne le prévoyant, le Conseil d’Etat estimait que cette mesure était de la compétence du Conseil communal, en tant qu’extension de son pouvoir de fixer les traitements de la municipalité (lettre du 27 juin 2018 du Conseil d’Etat à la Municipalité de Vevey).

Fort de ces assurances, le Conseil communal de Vevey lors de sa séance du 11 octobre 2018 a pris la décision de suspendre le traitement de Lionel Girardin. Sur recours, cette décision a été cassée le 5 novembre 2018 par un arrêt du Tribunal cantonal, qui juge que la base légale était insuffisante.

La motion propose donc de combler cette lacune, en ajoutant les deux alinéas ci-dessous à l’article 139b de la Loi sur les communes:
«2bis (nouveau) Lorsque le Conseil d’Etat prononce la suspension d’un ou plusieurs membres de la Municipalité, le Conseil général ou communal peut de sa propre initiative ou sur proposition de la Municipalité, à titre provisoire, suspendre entièrement ou partiellement le versement de la rémunération. Les cas de suspension en raison d’une incapacité durable pour cause de maladie ou d’accident ne sont pas concernés par cette disposition.
2ter (nouveau) La décision de suspension de la rémunération peut faire l’objet d’un recours administratif. Ce recours n’a pas d’effet suspensif. Si le recours est admis, le montant retenu est restitué.»

Il importe de relever que cette proposition ne pouvait pas être faite plus tôt. En effet, jusqu’à ce qu’il soit démenti par le Tribunal cantonal, le Conseil d’Etat prétendait que la base légale était suffisante. Une telle proposition se serait donc certainement heurtée à une fin de non-recevoir par le Conseil d’Etat, voire par le Grand Conseil.

Le texte complet de la motion «Des élus et des élues suspendus… à leur rémunération!»