Cela fait deux ans que nous entendons les politicien·nes parler de mesures sanitaires, les épidémiologistes de vaccination et les philosophes de liberté individuelle. Il se trouve malheureusement peu d’expert·es pour évoquer la crise structurelle profonde qui secoue notre système de santé, crise qui n’a pas attendu la pandémie pour fragiliser celles et ceux qui ont pour vocation de nous soigner. Nous avons il est vrai soutenu l’initiative pour des soins infirmiers forts, mais l’application de cette loi se heurtera à la majorité bourgeoise du parlement et, plus généralement, au cadre néolibéral qui régit notre système de santé.