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Justice sociale
La situation économique de la majorité de la population se dégrade. Combinées à une stagnation des salaires, l’inflation, la hausse des primes d’assurance et des loyers provoquent un accroissement des inégalités. Cette tendance a été renforcée par des allègements fiscaux pour les plus riches et des mesures d’austérité visant les services publics nécessaires aux classes moyennes et populaires. Nous voulons que la commune joue son rôle pour assurer la cohésion sociale et une vie digne. Le projet de décroissance s’inscrit dans cette perspective : construire collectivement un avenir désirable fondé sur la justice sociale, la solidarité, le partage et la participation citoyenne. Une ville juste est une ville où chacune se sent légitime, reconnue et en sécurité dans l’espace public. L’égalité ne se décrète pas : elle se construit à travers des choix politiques concrets. Notre action privilégie les dimensions citoyennes et altruistes, qui sont essentielles à la vie.
Un toit est un droit
Avoir un toit, vivre en sécurité, et participer pleinement à la vie collective sont des conditions essentielles d’une société juste. Le logement, en particulier, ne peut être réduit à une marchandise soumise aux seules logiques du marché : c’est un droit fondamental. À Montreux, la crise du logement est là ; les coûts explosent sans que les salaires suivent. À titre d’exemple, aucun logement subventionné n’est actuellement vacant sur la commune. Notre priorité est d’augmenter massivement le parc de logements à loyers modérés (LLM et LLA) et de logements d’utilité publique (LUP). Pour y parvenir, la commune doit mener une politique foncière et immobilière active. Nous proposons l’utilisation du Fonds communal immobilier, motion que nous avons proposée et qui a été acceptée par le conseil communal. Ce fonds permettrait à la Municipalité d’utiliser intelligemment son droit de préemption, prévu par la législation cantonale, pour acquérir des immeubles d’habitation et y développer des logements sociaux et coopératifs, hors de toute spéculation. La commune doit aussi mener une politique résolue de lutte contre les résidences secondaires. Elle doit utiliser tous les leviers à sa disposition pour empêcher les lits froids, réduire le taux de résidences secondaires, et garantir que l’ensemble des habitantes puisse se loger dignement à Montreux.
Besoin de toit
La Riviera vaudoise fait face à un manque criant de places d’hébergement d’urgence. En mai 2025, la fermeture du Hublot à Vevey a laissé l’Est vaudois sans solution pour les personnes sans abri, reportant la pression sur les structures voisines.
En 2025, en collaboration avec le collectif 43 m2, nous avons déposé un postulat qui demande à la Municipalité d’agir, afin que l’attribution de locaux pour lutter contre le sans-abrisme soit une priorité́. Celui-ci a été refusé par le Conseil. Nous continuons cependant à penser que des solutions durables et coordonnées à l’échelle régionale sont indispensables.
Tintébins et trottinettes
Dans une société marquée par l’isolement et la fragmentation sociale, le lien entre les générations mérite un soin particulier.
La mixité intergénérationnelle est une richesse : elle valorise les savoirs, renforce le sentiment d’utilité sociale et contribue à une société plus solidaire.
À Montreux, une grande part des citoyennes a plus de 60 ans, ce qui implique des défis de taille dans les années à venir. Quant à la jeunesse, elle se prépare à faire face à un monde profondément changeant. Sa détresse est déjà palpable. Il est de notre responsabilité de prendre soin les unes des autres et de favoriser la rencontre, la transmission et la participation de toutes à la vie collective. Lutter contre l’isolement des seniors ne peut se faire sans repenser les lieux, les usages et le rythme de la ville et des villages.
Droit de vivre
La précarité ne se limite pas à la pauvreté. Elle génère incertitude et instabilité et peut toucher des personnes disposant encore de revenus, mais fragilisées par la hausse des coûts et l’insécurité économique. La précarité est issue de la mauvaise répartition des richesses et du modèle productiviste. Nous voulons la combattre sous toutes ses formes.
La réalité des personnes concernées est aggravée par le non-recours aux prestations sociales, estimé entre 20 % et 50 % des ayants droit. Des efforts restent à faire – renforcement du travail social, développement du travail hors murs – car l’accès effectif aux droits reste trop complexe et inégal.
Je te crois
La loi réprime les actes de violence, qu’ils soient commis dans l’espace public ou dans la sphère privée. Mais, trop souvent, les victimes n’ont pas de solution pour y échapper.
Les actes de violence restent une réalité tragique, comme l’ont montré plusieurs féminicides récents dans la région. La protection des victimes est souvent insuffisante. La violence s’installe bien en amont de l’issue fatale : le harcèlement, la domination économique ou le chantage sont des signaux qui exigent une mise à l’abri immédiate. Nous considérons que la sécurité des habitantes est un bien commun qui nécessite d’utiliser tous les leviers municipaux, y compris fonciers.
Jardins divers
Chaque personne doit avoir une place à part entière et pouvoir participer à la vie collective sans discrimination. L’accessibilité universelle, la reconnaissance des diversités culturelles, sociales ou de genre et la lutte contre toute forme de discrimination que subissent les minorités sociales doivent guider toute l’action communale.
Valoriser la diversité culturelle, sociale, de genre et d’orientation affective et sexuelle est une condition essentielle du vivre-ensemble. L’espace public, les noms de lieux, les services et les dispositifs de soutien doivent refléter cette diversité et contribuer à déconstruire les normes dominantes qui excluent ou invisibilisent.
Les violences et les discriminations contre les personnes LGBTQIA+ sont insuffisamment combattues. Nous voulons renforcer la sensibilisation et la prévention, et mettre en place des dispositifs de médiation et de signalement accessibles.
Citoyennes de demain
L’éducation joue un rôle fondamental pour construire une société critique, solidaire et consciente des enjeux de son époque.
Face à la rapidité des transformations de notre société, il est essentiel de renforcer une éducation qui permette de comprendre le monde, d’y prendre part activement. Les défis liés au numérique, à la crise écologique et aux inégalités sociales nécessitent des actions de sensibilisation dès le plus jeune âge, en complément des programmes scolaires existants.
À Montreux, notre groupe s’était opposé aux écrans dans les petites classes et aurait souhaité une réflexion approfondie sur le sujet.
La commune de Montreux est en train d’élaborer son plan climat. Notre groupe souhaite que ce dernier soit ambitieux, audacieux et doté d’actions concrètes.
La commune a déjà des labels : « Cité de l’énergie GOLD » et « Ville verte ». C’est bien mais cela n’est pas suffisant. Nous voulons un plan climat qui sera notre boussole lors des prises de décisions pour la commune. Une boussole qui nous aidera à choisir les bons projets et les bons investissements, en prenant en compte selon le modèle du donut (voir encadré) :
la planète (ne pas dépasser les limites écologiques)
les personnes (assurer un minimum social pour toutes et tous)
Cela passera par une meilleure collaboration entre tous les services de la commune et ses habitantes :
– Créer des lieux et des situations pour que les habitantes se rencontrent
– Leur permettre de s’organiser, s’entraider et partager des ressources
– Encourager les habitantes à prendre soin de leur quartier et de leur commune
Nous voulons décider ensemble, dans le respect de la planète. Nous voulons construire une commune juste et solidaire.
Dans ce cadre, la dette ne peut plus être uniquement financière : la dette écologique et sociale laissée aux générations futures doit être pleinement intégrée dans les choix budgétaires. Investir aujourd’hui dans ces domaines n’est pas une charge, mais un investissement pour l’avenir, nécessaire pour éviter des coûts humains, écologiques et financiers bien plus élevés demain.
Nos limites, nos futurs
Notre planète n’est habitable que grâce à un équilibre fragile, dépendant de neuf limites planétaires à ne pas dépasser, sous peine de dérèglements brutaux et irréversibles. Aujourd’hui, sept de ces neuf limites sont déjà franchies. Le combat écologique n’est donc pas un thème parmi d’autres, mais une nécessité vitale.
Agir à l’échelle communale est possible. Décroissance alternatives défend une écologie concrète, sociale et démocratique, qui transforme nos systèmes alimentaires, énergétiques et territoriaux. Il faudra du courage politique pour transformer des intentions en actes, et des outils existants en changements concrets, mais c’est à cette condition que la vie, la justice
sociale et la démocratie pourront durablement s’épanouir.
Énergie collective
L’énergie est au coeur du dépassement des limites planétaires. Mais la seule technologie n’est pas la solution : remplacer des énergies fossiles par des renouvelables sans réduire les usages reviendrait à déplacer les problèmes, notamment en termes de ressources, de pollution et d’inégalités.
L’énergie n’est pas une marchandise comme une autre : c’est un bien commun essentiel, qui, dans le respect des limites planétaires, doit être attribué selon les besoins et non selon les moyens financiers. La transition énergétique exige donc d’examiner quels usages sont réellement nécessaires, pour quels besoins, et pour qui. Elle implique ensuite une production locale et renouvelable, qui réduit la dépendance aux énergies fossiles.
Certaines mesures prises durant la législature en cours (amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments communaux, développement des énergies renouvelables et du chauffage à distance) permettent de réduire les consommations et d’enclencher une dynamique crédible et mesurable, impliquant aussi les propriétaires privés et la population dans ses modes de consommation. Cependant, nous pensons que le fonds durabilité ne doit pas être financé par une taxe qui frappe les plus précaires. Nous préférons une augmentation modérée de l’impôt.
Le défi est donc d’inscrire ces mesures dans la logique du donut : réduire notre empreinte énergétique pour rester sous le plafond écologique est nécessaire, mais il est tout aussi indispensable, par exemple, de maintenir des loyers abordables, condition essentielle du plancher social.
Moins de goudron, plus de plumes
L’effondrement de la biodiversité est l’une des crises écologiques les plus graves et les plus sous-estimées de notre époque. Elle concerne l’ensemble du vivant.
Cette crise prend diverses formes : baisse de la diversité génétique, disparition de certaines espèces et diminution de leur nombre d’individus. Or les sociétés humaines ne sont pas au-dessus de la nature, mais en sont totalement dépendantes. Si la biodiversité et les écosystèmes s’effondrent, nos sociétés s’effondrent aussi. Préserver les systèmes naturels est une condition de notre survie collective.
Lors de la législature 2021-2026, un poste de délégué à la durabilité a été créé. Nous serons attentives aux projets qui en découleront. Nous espérons que des actions importantes en faveur de la nature et de la biodiversité seront engagées en cessant de bétonner et de goudronner, en protégeant les sols, en plantant et préservant des arbres, en développant les zones de végétation, en continuant de renaturer les cours d’eau, en transformant la gestion des espaces publics et en laissant une place réelle au vivant dans la commune. Ces actions préservent aussi la santé publique dans un esprit de justice sociale, en limitant pour toutes les conséquences du changement climatique.
Pour da., il est aujourd’hui essentiel de poursuivre et renforcer cette dynamique, en faisant de l’environnement un élément structurant de l’aménagement du territoire, et en prenant des mesures pour l’adaptation climatique, la santé publique et la justice sociale. Remettre de la nature dans notre ville et nos villages, c’est rendre la commune plus vivable et plus solidaire, tout en respectant le plafond environnemental.
Court circuit
Le système agro-industriel actuel épuise les terres et les agricultrices, détruit les écosystèmes, dépend des énergies fossiles et compromet à long terme une production suffisante de nourriture. Nous défendons la conversion à une agriculture respectueuse de la nature, de ses cycles, et des paysannes.
L’alimentation est importante pour notre santé, notre vie sociale et la nature. Aujourd’hui, pour la nourriture, Montreux dépend surtout de grandes entreprises. Cependant, nous voulons soutenir les productrices locales et les circuits courts et améliorer par la même occasion les repas dans les écoles. Même si l’espace manque, certaines parcelles comme les Grands-Pré peuvent servir à une production locale.
Cultures partout, culture par toutes
Une société sans vie culturelle est une société qui se meurt. Nous l’avons vu durant la pandémie de Covid-19 : la culture est une activité essentielle. Elle rassemble, éduque, questionne, émeut, bouscule, fait réfléchir, rire
ou pleurer, nous confronte à l’inconnu et nous fait grandir.
Mais la situation est fragile. La pandémie a mis en évidence la précarité des artistes et des actrices culturelles. L’immense majorité des artistes est très mal rémunérée et manque de locaux où créer et approfondir leur recherche. Quant aux structures culturelles, elles manquent souvent de moyens et de ressources. Car pour qu’un groupe se produise sur scène, qu’une pièce de théâtre ait lieu ou qu’une exposition soit montée, une ribambelle de personnes est investie dans l’ombre et en amont de l’événement (technique, programmation, administration, production, etc.).
À Montreux, la vie culturelle et collective ne se résume pas au Jazz Festival et au marché de Noël. Les associations villageoises, les clubs sportifs, les lieux alternatifs tels que le Ned ou Décal’Quai, les festivals musicaux, le théâtre du TMR proposent aux Montreusiennes des événements variés et riches tout au long de l’année.
Pour notre mouvement, la culture n’est pas un produit de luxe ou un outil de promotion touristique, mais un pilier du service public et du lien social. Nous constatons un déséquilibre : alors que Montreux a rejoint le réseau des villes créatrices de l’UNESCO pour la musique, ce que nous saluons, nous craignons que cet « arbre » ne cache la « forêt » de la diversité culturelle montreusienne. Nous exigeons une équité de financement pour que la danse, le théâtre et les arts plastiques ne soient pas sacrifiés sur l’autel de la visibilité internationale. Les petites structures, essentielles à une vie créative, peinent à survivre et doivent se reposer massivement sur le bénévolat. Il est temps que la culture soit soutenue à son juste prix. Les lieux de création pour les artistes locaux doivent être développés (locaux de répétition, création, etc.) et des budgets créés.
La vie associative doit être décentralisée : le succès de la maison de quartier Jaman 8 prouve qu’il faut multiplier ces lieux de vie dans les centres urbains, voire dans les villages (Chernex, Les Avants) pour répondre aux besoins de la jeunesse et favoriser l’intergénérationnel.
La culture n’a pas de sens si elle n’inclut pas l’ensemble des membres de la société. C’est pourquoi il est fondamental de la rendre accessible à chacune quels que soient son revenu, son identité, son origine, sa langue, sa classe sociale. Il s’agit aussi d’en encourager l’appropriation par toutes, et de laisser des espaces d’expression libres et ouverts.
Bilan du Conseil Communal 21-25
À Montreux, même si la gauche est majoritaire à l’exécutif, ce n’est pas le cas au Conseil communal. Cela a bien entendu impacté les votes sur les postulats ou motions que nous avons déposés lors de cette première législature. Nous avons eu des échecs et de petites victoires.
Nous avons notamment défendu des sujets :
Écologiques
Postulat pour déclarer l’urgence climatique et élaborer un plan climat.
Refusé par le conseil.
Postulat pour des places de vélos sécurisées.
Accepté par le conseil.
Sociaux
Postulat pour faire de l’attribution de locaux pour lutter contre le sans-abrisme une priorité.
Refusé par le conseil.
Motion pour la création d’un fond immobilier qui permet à la commune d’utiliser son droit de préemption pour acquérir des immeubles et faire face à la crise du logement en proposant des loyers abordables.
Accepté par le conseil.
Féministes
Motion pour introduire dans le règlement du personnel un congé menstruel et de ménopause ou pré-ménopause. Déposée avec les Vertes et le PS, dans l’espoir d’améliorer les conditions de travail et la santé des personnes menstruées pour les employées de la commune.
Refusée par le conseil.
Postulat contre le harcèlement de rue à Montreux.
Ce texte propose la mise en place d’un outil du type « Harcèl.Vevey » pour faire des signalements anonymes (qui ne sont pas des plaintes pénales) suite à des situations de harcèlement. Cet outil offre la possibilité d’entrer en contact avec une travailleuse sociale
si besoin.
Accepté par le conseil.
Antifascistes
Postulat pour un lieu de mémoire dédié à la lutte contre le fascisme en Suisse. Au vu de la montée du fascisme et des violences policières, il nous semblait important de se souvenir de l’histoire suisse et en particulier la date du 9 novembre 1932.
Refusé par le conseil.
Nous avons aussi interpellé la Municipalité sur des questions de mobilité douce (vélo, VMCV, MOB), de culture (l’avenir de Décal’Quai, la place des sociétés locales au 2m2c, l’équité entre les arts) ou encore de soutien à la Palestine.
Nous ne pouvons que vous encourager à voter pour nous, pour nos valeurs et nos idées tant à la Municipalité qu’au Conseil communal. Il est crucial que la gauche ait une majorité au conseil pour que nos propositions soient acceptées, donc à vos plus
beaux stylos et à vos enveloppes de vote ! On continue à se mobiliser et à lutter !
Une ville et des villages agréables à vivre
Les politiques d’urbanisme, de mobilité, d’aménagement et de gestion des espaces publics ne sont pas de simples questions techniques : elles déterminent comment et où on vit, se déplace et se rencontre dans notre commune. Ces choix sont au coeur des questions sociales et environnementales.
Ce sont des domaines où la commune a des compétences concrètes, avec des effets sensibles et visibles pour la population. Pendant trop longtemps elle avait laissé faire, sans vision d’ensemble et sans cadre réglementaire cohérent. Un changement s’est amorcé dès 2O19 puis s’est renforcé avec l’arrivée de la nouvelle Municipalité en 2O21. Il faut persévérer, afin de construire une ville solidaire, inclusive, démocratique et respectueuse du climat.
Urbanisme et espaces publics
La prochaine législature verra l’approbation et l’entrée en vigueur du plan d’affectation communal après des années de doutes et de combats. Il faudra continuer, résister et se battre car les enjeux de ce plan sont au centre des désaccords entre la droite bourgeoise et la gauche radicale.
Le plan d’affectation communal définit les zones à construire, le taux de résidences secondaires, le pourcentage de loyers modérés et le nombre d’étages.
Dans ce processus, nous voulons que les services à la population (écoles, accueil de la petite enfance, espaces verts, etc.) rendent agréable l’inévitable densification et que les aménagements futurs favorisent la rencontre et la convivialité dans l’espace public. Cela passe par l’agrandissement des espaces de contemplation et de détente existants, la création de nouveaux espaces verts, le réaménagement des places (du Marché, Grand-Place de Clarens) ainsi que l’extension des « zones de rencontre » – avec priorité aux piétonnes – comme cela est prévu pour la Rue du Port.
Pour lutter contre les îlots de chaleur, améliorer la qualité de vie et adapter la ville aux conséquences du réchauffement climatique, nous voulons ombrager davantage rues et places, principalement en plantant des arbres et, partout où cela est possible, désimperméabiliser et végétaliser les sols.
Un espace public plus accueillant pour toutes nécessite également un mobilier urbain adapté : amovible et modulable pour encourager la diversité des usages, les rencontres, la convivialité et la vie de quartier ; mais aussi fixe avec des bancs à intervalles réguliers pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite.
L’éclairage public est aussi un élément important : il est urgent de le repenser pour ajuster l’intensité et la présence de lumière aux besoins réels (éclairage intelligent). Cela permettra de réduire la consommation d’énergie, d’améliorer la sécurité et de diminuer la pollution lumineuse, préservant ainsi la biodiversité.
Un nouveau cycle
Nous voulons donner la priorité aux modes de déplacement les plus sobres, les moins bruyants et les moins dangereux pour les autres usagères. enjeux de ce plan sont au centre des désaccords entre la droite bourgeoise et la gauche radicale.
À Montreux, durant cette législature, nous avons soutenu et défendu plusieurs propositions allant dans ce sens. Notre groupe a déposé un postulat pour créer plus de parcs à vélo et celui-ci a été accepté par le conseil. Plusieurs interpellations ont été faites sur la signalétique pour les vélos, les conditions de travail aux VMCV et les zones tarifaires ou encore les livraisons à vélo. Nous avons soutenu au conseil la mise en place des zones 30 km/h de nuit autant pour l’aspect écologique que pour la santé de la population.
Nous voulons continuer dans cette direction. Pour cela nous voulons établir des cheminements piétonniers et cyclables continus, sûrs et accessibles. Nous voulons aussi faciliter l’accès aux transports publics, notamment par des mesures tarifaires et si possible la gratuité. L’extension des zones 30 km/h dans l’agglomération et dans les villages et l’instauration de zones 2O km/h vers les écoles améliorera la sécurité des personnes les plus vulnérables dans l’espace public : enfants, personnes à mobilité réduite, piétonnes et cyclistes.
Lors des grandes manifestations à Montreux, un effort doit encore être fait pour inciter les gens à se déplacer par des moyens doux et améliorer le dispositif de mobilité.
Il va de soi que l’apaisement du trafic et la sécurité de toutes exigent que les règles existantes, en particulier les limitations de vitesse et les interdictions de circuler, soient respectées. Il faut également agir contre les nuisances sonores liées à la circulation, entre autres par l’acquisition et l’installation de radars à bruit.
Affiche-moi la paix
Pour rompre avec la logique consumériste et libérer l’espace public de la pression marchande, nous voulons supprimer la publicité à caractère commercial visible depuis l’espace public.
De tels règlements ont démontré leur efficacité dans plusieurs communes, tant pour la qualité du cadre de vie que pour la promotion des activités locales, culturelles, associatives et sportives. Pour autant, nos rues et places ne seront pas désolées : bien au contraire, le retrait de la publicité commerciale permettra de faire de notre ville une galerie en plein air.
Penser global, acheter local
Le commerce local est plus que de l’économie, il contribue à la cohésion sociale et à l’image de la ville ; il facilite les circuits courts entre productrices et consommatrices. Il est pourtant en grande souffrance. Nous voulons le préserver et le développer, au-delà des analyses et solutions simplistes.
Ces difficultés ont de multiples causes. La perte de pouvoir d’achat et l’accélération du quotidien comme le manque de temps (cumul des emplois et/ou des tâches familiales) rendent pratiques les achats en ligne et en grande surface. De plus, les commerces locaux ne se battent pas à armes égales, ni sur le plan fiscal, ni sur le plan social ou environnemental. Ils sont aujourd’hui écrasés par la concurrence des grandes surfaces et plateformes d’e-commerce qui bénéficient d’avantages structurels. Enfin, un facteur dont on parle trop peu est le niveau des loyers, souvent insupportable pour les petits commerces.
Même si une commune ne peut pas inverser cette tendance de fond, elle peut par contre rendre les villes et villages plus attractifs, par la qualité de l’accueil dans ses espaces publics et par sa culture vivante. Nous voulons poursuivre cette politique en donnant la priorité à celles qui font vivre la commune toute l’année.


























