Compte rendu du Conseil communal du 28 juin 2018

Examen des comptes : pas d’irrégularités constatées

Le premier point important de la séance était l’examen des comptes 2017. Aucune irrégularité ou dissimulation qui aurait pu justifier leur refus n’a été constatée (dans la mesure où les dépense et recettes effectives, qu’on les trouve politiquement justifiées ou pas, sont correctement inscrites dans les comptes, refuser les comptes ou les amender reviendrait à voter sur le fait que 2 + 2 égalent 5).

Un bénéfice qui fait pression sur les postes de traitement

On constate que le bénéfice dont la municipalité et la majorité du Conseil communal se félicitent est largement acquis grâce à une grosse pression sur les postes de traitement. Celle- ci se manifeste par des postes non repourvus dans certains services, dont l’impact sur les collaborateurs et collaboratrices de la commune ainsi que sur les prestations à la population est important.

Question sans réponse et induction en erreur pour la bibliothèque

Si la plupart des questions posées sur les comptes ont reçu réponse, la chose a été plus laborieuse pour celle liée aux montants de la concession d’affichage…

De plus, nous avons relevé à partir des comptes que lors de la discussion sur le budget en décembre 2017, le Conseil a été induit en erreur : notre groupe avait proposé de maintenir le budget à CHF 100’000.– pour l’achat de livres par la bibliothèque municipale, en ajoutant CHF 20’000.– au budget voulu par la Municipalité (comme cela avait été fait l’année d’avant). Notre proposition avait été refusée sur la base de l’information donnée par le municipal Rivier, qui indiquait que les dépenses au 1er décembre étaient de CHF 78’000.–, et que donc CHF 80’000.– suffisaient. Les comptes montrent que c’est bien CHF 92’000.– qui ont été dépensés en 2017. On peut en conclure que la décision de 2017 a été prise sur des bases qui ne reflétaient pas la réalité.

Examen de la gestion : huis-clos rejeté

L’examen de la gestion, et en particulier du rapport de la Commission de gestion, promettait d’être le point chaud de la soirée. Et ce fut le cas.

Le huis-clos proposé par le président du Conseil a finalement été rejeté par le Conseil communal, à l’exception du PLR et du PS. Mais la discussion à ce sujet a gaspillé un temps précieux qui aurait dû être consacré à une discussion sur le fond. Peut-être était-ce justement le but ?

Sur le fond : entre gestion problématique des gérances et incohérences pour Simplon 48

Sur le contenu des rapports, des questions ont été posées autour de la signature d’une convention avec la Confrérie des Vignerons (a priori en cours), la modification des horaires d’ouverture des magasins le samedi (dont la tentative de prolongation en 2017 ne figure nulle part). Celles liées au poste de l’éducation, de la jeunesse et des sports nous ont permis d’en savoir plus sur les activités annulées du passeport vacances en 2017 ou encore d’apprendre qu’Animai aurait finalement lieu en 2019, mais en version allégée. En cours de discussion, Yvan Luccarini a pointé du doigt les problèmes liés au dossier des gérances, dont la tentative de passation a la SCHL a été un échec, et les incohérences liées à la signature de la location des locaux à Simplon 48 par le département des finances, appuyant ainsi deux des amendements de la commission de la majorité de la commission de gestion.

Réfutation des critiques contre le rapport de la CoGest

Face aux vives critiques adressées au rapport de la Commission de gestion, Gilles Perfetta, président de la CoGest, a annoncé que la lettre reçue par le procureur général suite à cette affaire montrait qu’il n’y avait pas d’entrave à la procédure judiciaire en cours. De plus, la personne qui aurait pu être concernée par une atteinte à la personnalité a déclaré ne pas se sentir lésée par la citation de son nom dans le rapport.

Un amendement sur cinq accepté au terme d’un débat limité sur le fond

Si l’ampleur du travail de la CoGest a été reconnue, son rapport a été attaqué par un flux ininterrompu de critiques sur la forme, parfois à propos d’inexactitudes effectives, parfois par extrapolation, limitant la discussion sur le fond et sur les propositions d’amendement de la majorité de la CoGest. Parmi les cinq amendements proposés par celle-ci, un seul a été accepté par le Conseil.

Suspension d’indemnité de Lionel Girardin : un préavis pour septembre

Au vu de l’heure tardive, notre interpellation a été retirée pour gagner du temps. Une communication orale a été demandée à la syndique sur le traitement du Conseiller municipal suspendu, Lionel Girardin. Elle a rapporté que d’après la Chancellerie cantonale, et contrairement à ce que le conseil d’Etat avait formulé dans un premier temps, la suspension du salaire de Lionel Girardin n’est pas de compétence de la municipalité mais du Conseil communal. Par conséquent, la Municipalité a décidé de soumettre au Conseil communal un préavis en septembre et ce préavis proposera de suspendre l’indemnité de Lionel Girardin, comme nous le demandions.

Ce qu’on peut retenir poltiquement…

– la coalition PS-PLR soutenant le huis-clos, pour ne pas discuter en public du rapport ;

– les tentatives, notamment par le président PS du Conseil communal, d’éviter que les preuves de la fausseté des accusations contre le rapport de gestion ne soient entendues, et ses multiples essais procéduriers pour limiter le débat et éviter que les amendements ne soient soumis au vote ;

– les exagérations de membres du PS tentant de dénigrer le rapport de la Commission de gestion en y trouvant une foule de noms d’employés cités (alors que le rapport pour l’essentiel se contente de remercier les personnes qu’elle a rencontrées);

– la contradiction, notamment de la part du PLR, à dire que ces conclusions ne servent à rien, et n’ont qu’un effet politique, mais à se battre farouchement contre leur adoption ;

– l’aplatissement du Parti socialiste, sa transformation en une société des amis de Lionel Girardin, et le triste constat que la démission de l’ancien comité n’a rien changé.

Lien vers l’enregistrement de la séance