Compte rendu du Conseil communal du 17 mai 2018

Cette séance, tout le monde l’attendait impatiemment, notamment en raison des remous politiques qui ont occupé les médias ces dernières semaines. Entre prise de position sur la demande de suspension du Municipal Lionel Girardin, interpellation et nouvelle proposition, voici un compte-rendu de nos activités lors du Conseil communal du 17 mai 2018.

Après la communication de la Syndique en ouverture, le président a fait part au Conseil de la démission de notre collègue Jean-Pierre Boillat, qui sera effective le 30 juin prochain. Cette annonce tombait 50 ans jour pour jour après son premier engagement en politique. Etudiant à l’Université de Genève, il a participé aux diverses manifestations qui ont mobilisé, en 1968, les étudiants réclamant, entre autres, une véritable démocratisation des études. Une mobilisation avait été annoncée pour le 17 mai, mais les autorités l’ont interdite, ce qui a donné naissance à un « mouvement du 17 mai » et c’est dans ce cadre que Jean-Pierre s’est engagé. C’est avec un plaisir non dissimulé qu’il a raconté comment il avait activement perturbé un défilé militaire en lançant des billes sous les pieds des soldats… Les années suivantes, il a participé à la création de la Ligue marxiste révolutionnaire, qui s’est transformée plus tard en Mouvement pour le socialisme. En 1988 il est arrivé à Vevey, s’est présenté en 1989 sur une liste « Verts solidaires » et a été élu et il a ainsi, comme il l’a déclaré, « basculé dans le système » à tel point qu’il a présidé le Conseil communal en 1997 et 2005, a fait partie de la Commission des finances, puis de la Commission de gestion. Il a présidé le Conseil d’établissement de 2011 à 2016. Par ailleurs, il a participé à la création de l’Association « Fête multiculturelle » qu’il a présidée de 2000 à 2010. Il restera actif dans le cadre de son groupe politique Décroissance-Alternatives. »

Nous avons ensuite traité le postulat de Steven Pilet « L’internalisation du secteur des gérances, c’est maintenant ! », remis à l’ordre du jour après la tentative d’étouffer le débat de novembre dernier, qui avait mené trois conseillers à faire recours auprès du Conseil d’Etat. Celui-ci ayant abouti (voir article du 24heures) et permis de reconnaître le manquement. Le postulat a enfin pu être développé et il a été renvoyé en Municipalité.

Suite à la demande de suspension du Conseiller municipal Lionel Girardin initiée par le centre droit, le groupe a pris position par la voix d’Alain Gonthier pour la soutenir. Le vote a bulletin secret n’a toutefois pas permis d’atteindre la majorité des deux tiers, nécessaire à sa prise en considération, qui était, rappelons-le, boudée par les Verts et le Parti Socialiste.

Nous avons ensuite traité de la réponse à l’interpellation d’Alain Gonthier « Une communication qui suscite de nouvelles questions »,  jugée peu satisfaisante, notamment en souhaitant décrédibiliser l’interpellateur, elle laissait de côté certaines questions posées par celui-ci. Les réponses manquantes ont donc été anticipées par le conseiller dans une intervention complémentaire.

La réponse à l’interpellation de Clément Tolusso intitulée « MVR Vendangera-t-elle à Vevey-Vignerons ?» était aussi à l’ordre du jour. L’interpellateur s’est étonné de constater, à travers la réponse, des problèmes de collaboration avec une entreprise en partie en mains des collectivités publiques, dont le but devrait être celui d’œuvrer dans l’intérêt des citoyen-nes.

Deux objets ont été déposés par le groupe lors de ce Conseil car, s’il est des problèmes qui doivent être réglés et qui demandent beaucoup d’attention, il est important de ne pas s’engluer, ni oublier d’autres dossiers, et de continuer à œuvrer pour nos engagements politiques.

L’interpellation « De la parole aux actes », déposée par Clément Tolusso, s’interrogeait sur la situation de protestation des employés de VMCV, découlant du manque de personnel (voir article du Régional).  La réponse orale de la Syndique a laissé la porte ouverte à une future intervention, notamment de par le doute qu’elle laissait planer au sujet de l’évolution du dossier.

Pour terminer, le groupe a déposé un projet de règlement communal sur les procédés de réclame, afin de revoir celui-ci et de débattre sur la présence de la publicité sur notre espace public. Ce projet fait écho à la motion « Notre regard n’est pas à vendre », déposée au Grand Conseil par notre député Yvan Lucarini le 15 mai. Cet objet a été renvoyé en commission.